
Il faut dire qu'une fois le rideau circulaire levé, le tableau qui s'offrit alors à leurs yeux valait son pesant de poésie : un manège immaculé - qui aurait, dit-on, coûté une fortune - faisant valser 48 mannequins assises en amazone sur leur fier destrier, le tout au son de la mélodie d'une boîte à musique. Une image sentant bon le berlingot et la girliness, que la douceur de la collection ne vint d'ailleurs pas contredire...
Sur le podium, c'est en effet une succession de toilettes pastel composées de voiles et de broderies anglaises célébrant la fraîcheur fragile de ces délicates femmes-enfants que nous livra Marc Jacobs.

Il commença ainsi par empaqueter ses sages broderies anglaises dans des feuilles d'organza translucides et colorées, avant de venir twister les volumes de pièces à priori ultra classiques. Dans la pratique, les jupes droites se gonflèrent plus que de raison, tandis que les très étriquées vestes-bar se virent apposer de larges boutons sixties.
Puis il s'amusa à densifier l'ADN de la broderie anglaise en le fusionnant à un très chic imprimé Prince de Galles, en l'incorporant à une maille à losange, en lui superposant des fleurs d'organza 3D et en l'appliquant en version oversize sur un manteau rétro.

Nouvelle tradition ou apothéose finale de l'ère Vuitton/Jacobs (le créateur étant pressenti chez Dior), c'est une fois de plus la mutine Kate Moss qui fut chargée de clôturer le show. Délaissant cigarette et corset au profit d'une délicate robe d'oiseau de paradis, l'éternelle brindille y apparut plus aérienne que jamais...
Par Lise Huret, le 06 octobre 2011
Suivez-nous sur , et
Bon, il y a deux ou trois pièces que j'aimerais bien dans mon armoire, certes...
En tout cas, j'ai eu du mal à reconnaitre la brindille du premier coup !